Tout ou presque sur le SLAM :


Ces associations qui font bouger l'Isère

Culture urbaine

Des poètes au coin de la rue



"La poésie est au coin de la rue, la poésie est aux coins de nos lèvres. Il suffit seulement d'aller à sa rencontre, de prendre le temps de la redécouvrir, de réapprendre à écouter et à rêver" constate Olivier, président des Polysémiques. Créée il y a trois an à Vienne, cette association s'est fixée de promouvoir et de développer la poésie urbaine dénommée "Slam". En plein essor, ce nouvel art oratoire dépoussière et démocratise la poésie. Une fois par mois, une "scène ouverte" chapeautée par un maître de cérémonie permet de s'exprimer tout en respectant des règles précises : pas de musique, pas d'accessoires, cinq minutes de micro au maximum. Chacun est libre sur le fond, la forme et le phrasé. Jeux de mots ou de rythmes, assonances ou résonances, un bon "slameur" doit imposer son style et captiver l'auditoire. Cet espace ouvert et gratuit permet de réagir sur le monde qui nous entoure, de la critique virulente de la société aux souvenirs de vacances, du métro-boulot-dodo au train-train conjugal, des revendications sociales ou humaines. Agée de 17 à 55 ans, l'équipe des Polysémiques propose tout au long de l'année des scènes et des ateliers d'écriture rythmique qui permettent de travailler son texte. L'association se déplace dans les centres sociaux, lycées, bars, théâtres, parcs publics ou dans les manifestations comme le premier festival de poésie de Saint Antoine de l'Abbaye en juillet der
nier.

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